Villa Empain, l’Art Déco Dans sa Pureté

Villa Empain L'art déco dans sa pureté déambulations européennes

Villa Empain - avenue Franklin Roosevelt - Ixelles - Bruxelles-Extension Sud - ph.  Charles Lecompte - fr.wikimediacommons

“L'histoire de l'architecture est l'histoire de la lutte pour la lumière.”  Le Corbusier     

Pour les amateurs d’éclectisme architectural, flâner le long de l’avenue Franklin Roosevelt est la plus enthousiasmante distraction tant les découvertes proposées sont variées et surprenantes. Tracée en 1922 sous l’appellation d’Avenue des Nations, en l’honneur de la Société des Nations créée en 1920  après la Première Guerre mondiale, elle court à travers l’ancien site de l’Exposition Universelle de 1910. Cette dernière, voulue par le roi Léopold II, fut décidée en 1905 et projetée sur le plateau de Solbosch, à cheval sur les territoires de Bruxelles et d’Ixelles et couvrant 88 ha. Avec comme condition, Bruxelles devra construire sur l’emplacement une fois  libéré, une avenue qui prolongera l’avenue Louise jusqu’à la Chaussée de la Hulpe. Un nouveau quartier, délibérément prestigieux, va émerger.

Un bel éclectisme - De ce fait, la nouvelle artère,  de 40 m de large,  serpente le long du Bois de la Cambre et, chose rare, montre un visage presque inchangé depuis qu’elle fut lotie. On y découvre au fur et à mesure les styles en vogue du début du XXè siècle jusqu’aux années 1935-40, et certains au-delà, blottis au cœur d’un axe paysager exceptionnel, comme une sorte de livre d’architectures éclectiques dans son sens premier : "qui ne se limite pas à une seule catégorie ". Ici le mélange des genres architecturaux est touffu, audacieux et échevelé. Nous rencontrons des pastiches du baroque et de la renaissance flamande ; le style Beaux-arts, mâtiné de style Napoléon III et d’Art nouveau, le Modernisme, proche du mouvement Bauhaus en passant par l’Art déco, le Fonctionnalisme, l’Anglo-normand, diverses influences anglaises genre Néo-tudor ou même des influences orientales qui firent fureur après l’Exposition Universelle de Paris en 1900.

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Villa dite Château Delune - Arch. Léon Delune - style Art Nouveau - 1904 

ph. Michel Wal

Pourtant des conditions précises avaient été édictées à l’époque pour éviter un pêle-mêle incohérent, mais elles ne furent pas respectées. Le besoin de “décorum moderne” et de déploiement de vanité personnelle était trop fort. Un article intitulé "Une perle fausse. L’Avenue des Nations", dans la revue Bâtir en 1938, parle “d’individualisme bêlant” et de “foire architecturale” mais reconnaît que “L’hôtel du Baron Empain répond par la noblesse de ses proportions à l’idée que nous pourrions nous faire de constructions conçues à l’intention d’une artère aristocratique “.  

Que l’on soit d’accord ou pas avec ces critiques, cent ans après, cette avenue est un lieu unique pour les Bruxellois  et les visiteurs du XXIè siècle., une curiosité qui vaut la peine d’être dévoilée. Certaines constructions sont classées, d’autres à l’inventaire du patrimoine architectural bruxellois. La Villa Empain fut classée en 2007.

Villa 1904 - Villa Empain l'art déco dans sa pureté déambulations européennes

Villa d'inspiration néo-Renaissance flamande et Art nouveau - Arch. Albert Geens,  1904-1906. © monument.heritage.brussels/buildings

Genèse d’un chef-d’oeuvre - Marchons jusqu’au numéro 67, arrêtons-nous et savourons la beauté exceptionnelle de l’édifice : la Villa Empain.  Exceptionnelle, car elle concentre à elle seule les caractéristiques les plus pures de l’Art Déco dans ce qu’elles ont d’innovant dans les formes, dans le choix exigeant des matériaux, et d’élégant et de raffiné dans son design.  Elle fut conçue en 1930 par le brillant architecte belgo-suisse Michel Polak pour Louis Empain,  fils cadet et héritier à 21 ans du Baron Edouard Empain. Ce dernier, remarquable self-made man, ingénieur et homme d’affaires, devint richissime après avoir participé à l’aventure industrielle de la jeune Belgique et, sous l’impulsion de Léopold II, en créant tramways et chemins de fer dont il exporta les techniques jusqu’en Chine et en Egypte, construction de matériel électrique, production et distribution d’électricité, exploitation de mines au Congo, construction du métro parisien et même fabrication de produits chimiques ainsi qu’une banque pour gérer l’ensemble.

Baron-Louis-Empain Villa Empain l'art déco dans sa pureté déambulations européennes

Le jeune Louis Empain © Fonds Boghossian 

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L'architecte Michel Polak © archiviris.be

A sa mort, en 1929, il laisse à ses deux fils, Jean, né en 1902 et Louis, né en 1908, donc encore très jeunes - Edouard étant devenu père à 50 ans puis 56 ans - une fortune colossale d’environ 35 milliards de francs belges. Ce n’est donc pas un hasard si le très jeune Louis, milliardaire à 21 ans, séduit par les tendances architecturales et artistiques avant-gardistes issues du Modernisme, se tourne vers l’architecte Michel Polak (1885-1948) prisé des clients fortunés. Celui-ci d’origine suisse, ayant déjà exercé à Montreux, s'installe à Bruxelles en 1922 à l'instigation du financier et promoteur immobilier  Lucien Kaisin.

Polak bénéficie rapidement d’une belle réputation grâce à la construction du complexe résidentiel de luxe, le Résidence Palace, un des lieux les plus novateurs et chics de Bruxelles. Cet ensemble - inauguré en 1927 - de suites luxueuses pourvues des équipements les plus en pointe, comporte des services hôteliers hauts de gamme grâce auxquels on peut vivre en autarcie : on y trouve une piscine, un théâtre, un bureau de poste et toutes sortes d’équipements sportifs ; le dernier étage accueille le premier restaurant panoramique de Bruxelles. Le tout dans l’esprit Art Déco apparu en Belgique un peu avant la Première Guerre mondiale. Bien plus tard, les bâtiments deviennent le siège principal du Conseil Européen et du Conseil de l'Union Européenne, dénommé L'Europa Building.

L’entente entre l’architecte et Louis ne peut être qu’immédiate, ils apprécient tous les deux les démarches expérimentales du Bauhaus. Pour eux, outre la pureté des lignes générales proposées, le respect des principes de l’Art Déco, la conception des volumes, la rigueur du design, la mise en scène spectaculaire de l'ensemble, la recherche dans les divers équipements, le choix et la qualité des matériaux : TOUT est primordial. Il n’est bien sûr pas question de lésiner sur les provenances de ces matériaux, les coûts et la main-d’oeuvre, il s'agit de faste mais de faste de bon aloi. Polak va ainsi ciseler une oeuvre d’art exemplaire, comme une exceptionnelle sculpture.

Son élaboration - Ses matériaux- Sur un terrain de 55 ares qui part de l’avenue des Nations et court jusqu’à l’avenue Victoria, le projet comprend une habitation monumentale -  mais sans excès -  de 3000 m2 (on n’est plus à l’époque de la construction du “lourd” Palais Stoclet - 1904 - 1911), mêlant avec éclat et harmonie, austérité graphique mais douce et raffinée. Elle déploie quatre façades simples, classiques et géométriques, sur trois niveaux, enrichies dans leur totalité - sans aucune ornementation - d’un parement de dalles en granit rose poli satiné de Baveno*, pierre dite “aux splendeurs cristallines”, accrochées au moyen d'agrafes en bronze, et de cornières et encadrements de fenêtres en laiton rehaussé de feuilles d’or de 23.75 carats. Le travail de composition est prodigieux.

Côté avenue des Nations, la villa surprend car sa sobriété et sa symétrie  lui procurent une grande noblesse, recélant un soupçon de mystère, d'autant que les baies sont vitrées de glace polie. Côté jardin, la façade plus ajourée offre un aspect “balnéaire” avec de belles ouvertures disposées en bandeau au-dessus d’une vaste porte conduisant au Salon de Réception qui lui-même prolonge le Grand Hall ; celui-ci, coiffé d'une verrière en verre sablé, est magnifié par une  lumière zénithale, à l'effet  poétique.

Hall Villa_Empain l'art déco dans sa pureté déambulations européennes

Grand Hall, de jour,  avec mezzanine, colonnes et escalier conduisant aux appartements, rampes et balustrades en ferronnerie artisanale - ph Charles Lecompte © Fondation Boghossian

Villa Empain l'art déco dans sa pureté déambulations européennes

       De nuit, la double porte d'entrée à châssis en bronze, et grille en fer forgé, éclairée par deux appliques -

ph. Georges de Kinder. © Fondation Boghossian

Ce Hall traversant et théâtral, au dallage de marbre d’Escalette beige rosé originaire de l’Ariège en France,  tient de l'atrium romain : il est séparé de l'entrée officielle par une double porte vitrée à châssis en bronze, coiffée d'un imposant auvent en laiton, lequel est soutenu visuellement par deux appliques lumineuses en verre sablé**. Dès le rez-de-chaussée le Hall s'élève sur deux niveaux. Il est bordé, à l'étage, par une galerie en mezzanine sur quatre colonnes recouvertes de marbre noir. L’ensemble est époustouflant. 

Une très belle clôture basse, en ferronnerie à motifs floraux, sépare le Salon de Réception du Grand Hall.  Toutes les pièces du rez-de-chaussée communiquent les unes avec les  autres.

On revient côté jardin où les fenêtres sont aussi soulignées de cornières dorées, sans garde-corps ; elles donnent sur la piscine en éllipse qui semble prolonger la villa. Pièce phare du jardin, c’est une des premières piscines privées de Belgique, conçue par l’architecte comme un miroir d’eau reflétant joliment la façade de la maison. Avec une contenance de 500 m3  et une profondeur de 3,80 m, elle est l’une des plus grandes et des plus modernes à l’époque de sa construction, car munie de systèmes de chauffage et de filtrage inédits. En outre, elle est ourlée d’une pergola couverte de glycine au printemps. Ce décor offre un tel contraste avec la façade sur rue qu’il ne peut que susciter  dépaysement  et... admiration.    

Le troisième niveau en attique est en retrait sur tous ses côtés et bordé d'une toiture ceinte d'un parapet, il est  juste suggéré. En ce qui concerne les façades latérales, travaillées avec mini-balcons en encorbellement avec pergola, elles rompent la monotonie et ont surtout l’avantage d’agrandir les surfaces intérieures. On a sous les yeux l’un des premiers exemples de  minimalisme, précieux tel un bijou, car rien n’est laissé au hasard.   Le moindre détail trouve sa place, grâce au goût très sûr et à la créativité de tous les intervenants y compris Louis, et Alfred Hoch, l'architecte superviseur.

Balcon Villa Empain l'art déco dans sa pureté déambulations européennes

Vue, depuis l'intérieur d'une chambre, d'un balcon en encorbellement -lambris et parquet en bois rares - ph. fr.wikiArquitectura.com

 Piscine Villa Empain l'art déco dans sa pureté déambulations européennes

    Façade arrière avec piscine et pergola - 

© Metzger et Associés Architecture - ma2.be

Quant au plan intérieur de la villa, par la place accordée à la lumière, par l’ouverture généralisée des espaces et par le côté fonctionnel des parties habitables ou d’apparat, c’est une fusion d' harmonie et  de  confort.  Jouxtant le vestibule d'entrée un salon intime est relié au bureau du maître des lieux. Il est doté d'un bar en alcôve. Un autre bureau est dévolu au secrétariat, avec une petite salle d'attente et un vestiaire. ainsi qu'une mini-salle de bain en mosaïque. Là aussi les matériaux employés sont très recherchés et créent une polychromie délicate : onyx noir, marbre gris aux nuages rosés de Bois-Jourdan. Les boiseries sont faites de panneaux de palissandre ou de manilkara*** ou encore de noyer strié de fibres claires, de bois précieux des Indes, d’acajou ou de loupe de noyer.

Salle de bains Villa Empain l'art déco dans sa pureté déambulations européennes

Détail d'une salle de bains  - © Metzger et Associés Architecture - ma2.be

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L'une des extrémités en rotonde du Salon de Réception - lambris et marqueterie de parquet en divers bois rares ph. fr.wikiArquitectura.com

Les détails les plus infimes jusqu’aux salles de bains avec leurs mosaïques, leurs accessoires, leurs miroirs, leurs vitraux et leurs équipements sont soigneusement agencés. L’escalier et toutes les pièces privées aux étages, chambres, bureau, bibliothèque et circulations sont travaillées avec chaleur et recherche du bien-être. Ce sont des artisans renommés et passionnés qui ont été requis pour appliquer leur génie dans tous les domaines.

La coordination fut impeccable , le résultat  parfait. 

Avenue Victoria, à l’opposé du parc, les dépendances sont conçues par le même architecte en 1932, dans le style de l'hôtel, pour abriter les écuries avec stalles pour six chevaux et les logements des palefreniers. L'étage abrite un fenil ainsi que cinq chambres pour les domestiques.

L’étrange destinée de la villa… et de Louis - La villa, le jardin, la piscine et les communs sont livrés en 1934.  Que fait Louis depuis le début des travaux en 1931  ? Lui et son frère Jean  prennent la direction du groupe familial. Ils créent une société - Electrorail - qui  regroupe les actifs des trois holdings laissés par leur père. Ils en restreignent le réseau paternel et tentent de “gérer” le nouveau groupe. Mais Louis est un idéaliste, généreux et fantasque, la tête pleine de projets dans lesquels il investit beaucoup. Il s’éloigne progressivement de la direction du groupe ; dès 1933, il quitte les premières entreprises fondées par son père, puis en 1934, il démissionne de ses fonctions d’administrateur de certaines autres . Mais, surtout, il va tomber amoureux du Canada. Dès 1934 il s’envole vers ces terres lointaines où il passe le plus clair de son temps. Il s'y marie et trouve un environnement propice à ses aspirations. 

Au Québec, dans les Laurentides, après plusieurs allers-retours de prospection et d’études, il établit en 1936 un fonds et fait construire dans une toute petite commune un Centre de recherche agronomique pour agriculteurs belges récemment immigrés. Il y crée un groupe de différentes compagnies, dénommé Groupe Belgo-Canadien. Ainsi il achète 6900 hectares de terres et de lacs à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson et y fait construire un immense ensemble résidentiel - Le Domaine de l’Estérel - offrant sports, commerces, loisirs, culture autour d’un hôtel haut de gamme dans le style Art Déco , l’Hôtel de la Pointe-Bleue. 

Domaine de l'Esterel-Villa Empain l'art déco dans sa pureté déambulations européennes

Hôtel de la Pointe Bleue - Domaine de l'Estérel  archives shsme.ca

Domaine Estérel-Villa Empain l'art déco dans sa pureté déambulations européennes

Le Sporting-Club  - Domaine de l'Estérel -archives shsme.ca.

L’architecte sélectionné est celui qui conçut l’immeuble d’Electrorail à Bruxelles : le talentueux Antoine Courtens (1899-1969). L’endroit attire la fine fleur des Canadiens et Américains. La salle de spectacles est inaugurée par Benny Goodman "le roi du Swing" , lui-même, en juillet 1938. 

Or, en Europe, les hostilités se préparent. On va changer d’époque ; les deux frères Empain vont en souffrir.  

Que devient la “Belle Endormie”  avenue des Nations ? Meublée et habitée pendant à peine un an, elle est donnée par Louis à l’Etat belge dès 1937. Ce don  a pour objectif très novateur de la transformer en Musée Royal des Arts Décoratifs Contemporains, sous la houlette d’une fondation qui portera le nom de Louis Empain. La presse qualifie ce don “d’extrêmement généreux". Malheureusement, réquisitionnée par la Gestapo pendant la Seconde Guerre mondiale elle va être malmenée et ce, pendant près de soixante ans. Car, après la guerre, l'État la loue à l'ambassade d'URSS. Peu satisfaite par cette affectation, la famille Empain récupère le bien en... 1963. Un magnat du tabac l’acquiert  en 1973 et le donne en location à la future radio RTL jusqu’en 1993. Puis l'endroit est occasionnellement utilisé pour des tournages.

Villa Empain l'art déco dans sa pureté déambulations européennes

Espaces de circulation du 1er étage desservant les appartements, avec garde-corps en ferronnerie, sols en marbre 

 ph Georges De Kinder     © Fondation Boghossian

Bien qu' inscrite sur la liste de  sauvegarde par un arrêté en 2001, elle se dégrade progressivement. Elle est achetée et revendue à plusieurs reprises. Par bonheur, en 2006, elle est acquise par la Fondation Boghossian qui entame une restauration complète  qui durera quatre ans. Elle est enfin sauvée ! Le projet, complexe et délicat, porté par le cabinet Metzger et Ass. Architecture va renouer avec le passé - un travail de plus de six mois est nécessaire pour rassembler les informations de restitution indispensables et retrouver le faste, la rigueur et les idées conjuguées de Louis Empain et de Michel Polak – tout en offrant au lieu une nouvelle vie respectant les critères techniques du XXIè siècle. L’exigence, la  minutie et la méthodologie de cette restauration menée dans le respect total des intervenants de 1930, sont récompensées par  le premier Prix du Patrimoine culturel de l'Union européenne Europa Nostra 2011 ainsi que le prix spécial du jury au Prix européen d'Architecture Philippe Rotthier, la même année. 

En 2010, la Villa, à nouveau vivante et splendide, ouvre ses portes au public en tant que Centre d’Art et de Dialogue entre les Cultures d’Orient et d’Occident, proposant expositions temporaires, mécénat et résidences d’artistes. La “martyrisée” a retrouvé sa juste place, non sans mal, sur “l’artère aristocratique” évoquée par la revue Bâtir en 1938.

Delphine d'Alleur -  2021

 * Baveno, petite ville sur le Lac Majeur en Italie, célèbre pour son précieux granite rose aux grains blancs et noirs que l’on retrouve dans plusieurs édifices célèbres  du monde entier. Il est exploité depuis le XVIè siècle.

** Le verre sablé (ou dépoli) est une des caractéristiques de la décoration des années vingt et trente

*** Manilkara, arbre du Venezuela et du Plateau des Guyanes possédant de multiples vertus. Son bois est si dense qu'il ne flotte pas. Pour y planter un clou, il faut au préalable percer un orifice pour l’insérer !

Bibliographie et Sitographie 

Villa Empain l'art déco dans sa pureté déambulations européennes

Façade latérale gauche, avant-corps arrondi sous terrasse à pergola -  ph. Georges De Kinder    © Fondation Boghossian

Cet article est paru dans le numéro de septembre 2021 de la revue trimestrielle du Cercle d’Histoire de Bruxelles. Cette institution, créée en 1983, vise à étudier et faire connaître le passé historique, folklorique, linguistique et culturel du territoire de la Région de Bruxelles-Capitale et organise des promenades guidées, des conférences et des expositions.